Érable à Palabres

Vivre son africanité

Résumé

Quand on quitte l’Afrique pour se rendre dans un pays comme le Canada, sur lequel on a des connaissances sommaires, le réflexe peut être de se tourner vers sa communauté d’origine. Celle-ci a l’avantage de connaître les sociétés de départ et d’accueil, ce qui permet de mieux gérer le dépaysement et les chocs culturels.

D’un autre côté, beaucoup d’Africains adoptent des habitudes canadiennes et se considèrent peu à peu comme des « citoyens du monde ». Dans cet épisode, nous allons présenter trois Africains de Montréal qui ont chacun choisi un mode d’intégration différent.

JEAN-CLAUDE MANIRAKIZA

En quittant le Burundi, son pays d’origine, Jean-Claude a d’abord vécu en Belgique. Puis, en 2001, il est arrivé au Canada et s’est installé sur l’île Perrot, en banlieue de Montréal. Enseignant de français dans une école secondaire anglophone, Jean-Claude est très attaché à ses racines africaines. Il fréquente un salon de coiffure africain et va dans des épiceries où il peut trouver des produits alimentaires de son pays.

KHADY FAYE

Khady est partie du Sénégal pour s’installer au Canada en 2005. Cette informaticienne se définit comme une « citoyenne du monde ». Elle a des amis qui viennent d’un peu partout : Pologne, Liban, Chine, etc. Et pourtant elle ne renie pas ses origines. Elle fréquente les Sénégalais, suit de près de ce qui se passe dans son pays d’origine et en Afrique de manière générale sur le plan politique.

MARIE-CHRISTINE ÉKÉDI-PENDA

Marie-Christine est arrivée du Cameroun en septembre 2008. Son objectif : réussir sa vie au Canada. Pour l’instant, elle découvre son nouveau pays et ses modes de fonctionnement. Malgré les déceptions initiales auxquelles bon nombre de nouveaux arrivants sont confrontés, Marie-Christine demeure optimiste et pense qu’elle va tirer son épingle du jeu.

Origines des participants

CAMEROUN

Capitale : Yaoundé
Population (en millions) : 18,86
Superficie : 475 440 km2
Langues parlées : Anglais, français, 24 grands groupes de langues africaines
PIB par habitant : $ CAN 1179
(Canada : $ CAN 46 940)
Utilisateurs d’internet : 400 000

BURUNDI

Capitale : Bujumbura
Population (en millions) :  7,8
Superficie : 1 27 830 km2
Langues parlées : kirundi, français, swahili
PIB par habitant : $ CAN 134
(Canada : $ CAN 46 940)
Utilisateurs d’internet : 60 000


SÉNÉGAL

Capitale : Dakar
Population (en millions) :  12,23
Superficie : 1 196 720 km2
Langues parlées : français , wolof, pular, jola, mandinké
PIB par habitant : $ CAN 983
(Canada : $ CAN 46 940)
Utilisateurs d’internet : 820 000


Sources : Affaires étrangères et Commerce international Canada et DISCOP.


 
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Commentaires

Eliane :
Bonjour,
C'est un immense plaisir de voir enfin Didier faire des emissions télé... Ça rappelle de bons souvenirs...
"Érable à palabres" est un concept très intéressant. Le sujet est très pertinent et je me retrouve dans chacune des personnes qui ont participé au reportage.

Pour répondre à la question: Il serait important que le français soit perçu comme un passage obligatoire quand on arrive sur place. Il ne faudrait plus exiger, idéalement, le bilinguisme quand on passe une entrevue... :)En effet, le fait de ne pas parler l'anglais est réellement une barrière à une intégration totale...

Alexandre Doucet :
Je trouve que le sujet abordé reflète bien la réalité d'aujourd'hui. Je voudrais tout d’abord féliciter Aminata et Camilia pour leur entrevue. Elles ont bien représenté la voix des étudiants internationaux. C’est effectivement un grand dilemme qui demande plusieurs réflexions dans l’éventualité de rester ou de repartir chez soi après les études. Je pense qu'il est possible de demeurer dans son pays d’adoption tout en faisant bénéficier son pays d’origine par les connaissances acquises non seulement au niveau académique mais également au niveau culturel et social. Il ne faut pas oublier que l’inverse est aussi réalisable et qu’on peut faire bénéficier son pays d’adoption tout en retournant dans son pays d’origine.

Question :
Comment peut-on s’intégrer dans sa communauté d’accueil tout en restant proche de sa culture d’origine ?

Yann :
Avec les années, les choses finissent par paraître plus simples. On se fait des amis canadiens et en même temps on fréquente des gens de son pays. Personnellement, je suis membre de l’Union des Bretons du Canada. Mais, ça ne m’empêche pas d’avoir beaucoup d’amis québécois et de travailler avec eux tous les jours. Ce n’était pas si facile au début mais ça fait maintenant plus de dix ans que je suis ici. J’ai crée ma propre identité.

Marie-pierre arseneault :
Bravo pour votre webémission, j'ai trouvé ça très intéressant. Je m'intéresse beaucoup à la question de l'intégration et je travaille également dans ce domaine. Je trouvais vos reportages intéressants en ce sens qu'ils confrontent des réalités, des choix mais tout ça d'une façon positive et constructive. C'est également intéressant d'avoir le point de vue des africains.
C'est chouette que vous soyez allé à Moncton. Le fait qu'une des participantes parle avec l'accent acadien était vraiment très frappant!
Continuez votre beau travail! J'ai hâte de voir les prochains épisodes!

M-D Dufour :
Bonne initiative. les Néo-canadiens d'origine africaine aiment certainement cela. Québécoise de souche, j'ai moi-même participé à une émission d'une Africaine d'ici, «la palabre» sur 96,1. L'émission n'est plus en ondes depuis peu ...

Sylvie Hotte :
Félicitations pour le design de votre émission. J' habite à Ferme-Neuve au nord de Montréal profondément attirée par la diversité culturelle , ce qui n'est pas très en évidence dans ce village, la musique reste le moyen de connexion par excellence.
Le titre de votre émission: «L'érable à palabre» m'a particulièrement intriguée car tout récemment j'ai écris un conte intitulé : «Les palabres de l'érable» drôle de coïncidence qui invite au dynamisme des palabres.
Au plaisir !